Depuis quelques jours, voir une semaine (que le temps passe vite!) nous sommes à la recherche d'un appart. Beaucoup de déceptions, des mensonges et des fausses promesses pour commencer. Donc on contre-attaque et on se bat pour trouver quelque chose de vrai, où on veut vivre. Enfin, un espoir, un joli appartement, tout prêt, tout neuf, tout beau. L'agence informée, il est à nous. Puis deux jours plus tard... non. Quelqu'un d'autre avait plus d'argent que nous. L'argent... toujours l'argent. Alors on cherche à nouveau, cette fois il ne nous reste plus qu'une semaine, et nous n'avons pas beaucoup de temps, vu que quand les banques et les agences sont ouvertes, nous on travaille... De nouveau, nous trouvons quelque chose. C'est cozy, la cuisine est superbe. Mais nous n'arrivons pas encore à nous réjouir. Bien que l'accompte soit payé, les papiers soient signés, pour une raison étrange, nous ne crions pas victoire tant que toutes nos valises et cartons soient là bas.
Au boulot aussi, des hauts et des bas, normal, pas assez de personnel, beaucoup de clients, beaucoups d'heures, et quelque part dans tout ça, rester dans le standard que nous avons placé dès le début. Michelin nous attend. C'est dûr, mais bon, quelque part c'est chouette, c'est un challenge chaque jour, ça crée des liens, une bière après le service du samedi soir et tout revient dans l'ordre.
Mais parfois on a besoin de parler. Le frère au boulot, Papa en réunion, Maman pas là, les potes occupés, les portables éteints. Donc on se retrouve là, à se lamenter sur son sort, une tablette de chocolat dans une main, un verre de lait dans l'autre. Puis tout ce qui nous reste à faire, c'est d'espérer que tout ira bien, que demain on aura les clés de l'appart, que les cartons se bougent d'eux mêmes, que la toux parte toute seule, que le soleil brille et qu'on aura plus de personnel...
Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
