One Night Of Queen

One Night Of Queen
Gary Mullen et son guitariste absolument époustouflant!
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 00:53

One Night Of Queen

One Night Of Queen
Fan dans l'âme de Queen, je n'ai pas pû laisser l'occasion m'échapper de voir le spectacle acclamé déjà en Europe. Gary Mullen and the Works, en hômage de ce groupe qui nous manque tant depuis 1991.

C'est avec "Flash" qu'ils débutent un concert de plus de 2 heures! Une chanson culte après l'autre, toutes les paroles en tête, que j'entonne avec le groupe et les autres 300 adeptes de Queen réunis ce soir, jusqu'à ce que je me rende compte, que plus aucun son ne s'échappe de mes cordes vocales... Trop d'émotions, trop d'écarquillement des yeux à la vue de ce jeu de scène, trop de frissons au son de cette voie qui paraît comme revenue d'outre tombe. Freddie était là ce soir.

Moyenne d'âge de la salle ce soir: 40 ans, la génération qui était encore gâtée avec de la vraie musique, de vrais artistes, incomparable à la camelote qu'on nous sert de nos jours. Parfois je pense être née dans la mauvaise décénie.

Bien que ruisselant de sueur sous tous ces projecteurs, le chanteur - débordant d'énergie - a fait trembler la salle avec "Fat Bottomed Girls", a fait frémir les plus sensibles lors de "Love Of My Life", et nous aura tous fait danser avec "Crazy Little Thing Called Love", même un petit "New York, New York" a été entammé pour célébrer la ville d'accueil.

Arrivée bien à l'avance, j'ai eu ma place dans la première ligne, qui au long de la soirée s'avérait être le coin des fous. D'abord un petit rond bien trop alcoolisé qui se fera vite escorter par les agents de sécurité, suivi d'un quincagénaire au symptome du chien de plage arrière. Heureusement, j'ai pû compter sur deux gentlemen pour me protéger. Brian et John, fans venus du Connecticut, bavards de l'entr-acte, m'ont fait me sentir un peu plus à l'aise et en sécurité, dans cette rangée de dingos.

Les tympans encore tremblants, la voix encore hors-service, je suis rentrée doucement, chantonnant (ou meumeumant, c'est selon), vers mon chez-moi, en me disant que la relève de Freddie est quand même assurée et que Brian May devrait avoir honte d'être tombé si bas depuis que Queen n'existe plus.

Le bon vieux temps, ce soir, était bien présent.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 00:45

Modifié le mercredi 09 avril 2008 09:58

Oh et puis zut quoi.

Oh et puis zut quoi.
Y'a des journées comme ça, j'aurai mieux fait de ne pas bouger de mon lit.

Dans la joie et la bonne humeur, avec des chouettes plans pour la journée et même déjà une idée fixe de quoi manger! Tout va bien. Et là, au bout d'une heure de papotage quotidien avec mes chers et tendres, virus. Génial, rebelote (on avait déjà ça fin janvier). Rien qui ne bouge, rien qui ne s'allume, aucun fichier qui réagi. C'est pas tout mais quand on a le mal de maison c'est pas une bonne idée d'avoir un ordinateur qui ne fonctionne plus. Flûte quoi.
Pour me remonter le moral je mange du chocolat, qui inévitablement tâche ma chemise bleu ciel. Super. Un changement de décor s'impose, je me promène donc et me fais surprendre par une pluie torentielle. Je me dirige vers le magasin qui avait cette jolie robe dans la vitrine (il me faut une robe pour tous ces mariages cet été, donc en trouver une aujourd'hui me ferai vraiment avoir l'impression que tout ne vas pas totalement mal!) mais non, pas de bol, le magasin est fermé - vacances. Génial.
Au retour, je me décide de faire une halte chez le coiffeur d'à côté pour prendre un rendez-vous et faire que ma touffe ressemble à quelque chose - 245 dollars! Désolé, mais non, je ne suis qu'une étudiante, et artiste en plus de ça, 'faut pas abuser quand même.
Dernière chance pour remettre un sourire dans ma figure: manger. Bonne idée, si seulement je n'avais pas eu le chic de me brûler avec le four, ce qui me laisse en souvenir de cette mémorable journée qu'une attroce cicatrice sur mon avant bras. You - pi.

Je veux rentrer à la maison.
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# Posté le mardi 01 avril 2008 14:48

Bourbon and Laundry or Demis Roussos and the singing giant.

Bourbon and Laundry or Demis Roussos and the singing giant.
Samedi matin. Pas un nuage dans le ciel, un calme post-soirée dans la ville. Le moment parfait pour faire la lessive. De bonne humeur, dans la tenue la moins avantageuse possible. Un samedi matin typique. Transportant mon sac à linge sale débordant depuis ma chambre jusqu'à la laverie au coin de la rue, je ne savais pas toutes les surprises que j'allais avoir ce jour.

Mes machines chargées, le lave linge en route, je me bouge vers Starbucks pour mon petit déjeuner à emporter. En chemin, deux mâles m'abordent. "Hey Honey! How are you doing?" La drague de base. Technique qui marche à coup sûr: je ne suis pas d'ici, je ne parle pas anglais. Souvent je me suis fait avoir quand j'essayais d'échapper en parlant français ou allemand, car ces langues là sont parfois connues. Donc j'ai parlé alsacien. Là, ils ont rien compris. Je n'ai rien dit de bien concret. J'ai passé la commande du pain pour le lendemain. Puis en saupoudrant le tout de nos noms de villages bien exotiques, l'illusion était parfaite. "Mer brüche fenef baguetle un a pain de campagne fer morje. Merci vel mal. Salü bisame."

Au Starbucks, mon anglais soudainement de retour "Good morning, could I get a tall Chai Latte and a bacon egg and cheese on english muffin please? Thanks a lot, have a good day." Etre polyglote a du bien. Retour vers la laverie. Goulument je déguste mon petit déjeuner en observant ces autres. A ma droite, un grand homme, très musculeux, originaire d'Afrique, il a des écouteurs dans les oreilles et paraît paisible. A ma gauche, un petit homme, trapu avec un gros ventre, il porte un drapeau en guise de marcel, Porto Rico, son pays d'origine je suppose. Chose qui me rend perplexe dans son cas, je ne sais pas si c'est génétique ou si c'est dû à où on grandit (cf. rumeurs sur les portugaises), mais cet homme était si poilu que je pense qu'il est plus près du singe que de l'Homme. Pour me distraire et éviter de l'admirer les yeux écarquillés, je me concentre sur mon linge, à présent valsant dans le sêche linge.

Hypnotisée par le rythme de mes habits dansants, bouche bée, le regard vide, je sursaute au son d'un fou rire venu de nulle part. L'homme à ma droite s'esclaffait. Après une courte pause, reprennait son agitation presque machinale. J'étais dans un autre monde, lui aussi. Une porte de lave linge refuse de se fermer, diagnostique établi entre le petit homme poilu et le grand homme amusé: c'est une machine hantée. Je pense qu'au milieu de cette situation inconfortable je me suis faite si petite, qu'ils ne s'appercevaient pas de ma présence quand soudainement ils se décidèrent de discuter politique. Ou plutôt que le petit homme à forte pilosité s'engaga dans un monologue sur la politique, l'autre toujours dans quelque chose qui ressemblait à présent plus à un spasme d'hilarité qu'autre chose.

Heureuse de voir que mes machines étaient venues au bout de leur cycle et que mon linge était sec, je m'empresse de les fourer dans mon sac et rentrer chez moi, où heureusement, tout semblait aussi normal qu'à l'habitude, sans bizarre, sans besoin d'échapper. Le calme du chez-soi avec Saya. Je respire.
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# Posté le samedi 29 mars 2008 18:52

Modifié le samedi 29 mars 2008 19:37

Aretha Franklin - Radio City Music Hall

Aretha Franklin - Radio City Music Hall
The Queen of Soul
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# Posté le samedi 22 mars 2008 11:04

Modifié le dimanche 06 avril 2008 12:14